Physiciens à l’université de Rennes 1, Albert Le Floch et Guy Ropars publient un article dans la revue de référence The Royal Society au sujet de leur découverte concernant la dyslexie.

Tout serait une question de symétrie trop parfaite des taches de Maxwell qui se trouvent dans nos yeux.

 

Deux physiciens de l’université de Rennes 1, Albert Le Floch et Guy Ropars, viennent de faire une découverte qui permet de mieux comprendre pourquoi des personnes sont dyslexiques et par conséquent de trouver de nouvelles voies pour les aider.

« Dans chaque œil, nous avons ce que l’on appelle une tache de Maxwell, du nom d’un célèbre physicien du XIXe siècle » explique Albert Le Floch. Une tache qui a la particularité de ne pas laisser la lumière bleue. « Chez les gens non dyslexiques, ces taches ne sont pas les mêmes. Celle de l’œil directeur est parfaitement circulaire tandis que l’autre a plutôt une forme de patate diffuse. » Une petite différence qui est loin d’être négligeable. « Si par exemple vous regardez la lettre « b », votre œil directeur va parfaitement l’imprimer dans une partie de votre cerveau tandis qu’une image inversée fantôme, donc un « d », sera stockée dans une autre partie. Mais le cerveau ne tiendra pas compte de cette lettre fantôme. »

Sauf que les deux physiciens ont réussi à prouver que les dyslexiques ont, quant à eux, deux taches de Maxwell identiques et parfaitement symétriques. « Ils n’ont donc pas d’œil droit ou gauche directeur et l’image fantôme de la lettre ne va pas s’effacer. » Le cerveau ne sait plus donc quelle lettre sélectionner.

Ils ont mené leur étude sur deux cohortes. L’une sur 30 étudiants dyslexiques et l’autre sur 30 étudiants non dyslexiques. A chaque fois, les résultats sont conformes à leurs observations.

« Nous avons compris ce mécanisme et également mis au point un système de lampe de lecture qui permet de corriger cette anomalie. Nous espérons que ça pourra déboucher sur de nouvelles approches de traitement de la dyslexie. »

 

Réaction de la FFDYS

Dans un communiqué de presse envoyé le mercredi 18 octobre, la FFDYS réagi avec la plus grande prudence en saisissant son comité scientifique pour qu’il se charge d’expertiser ces travaux et d’en évaluer la fiabilité et la validité.

« A ce jour, la Fédération Française des DYS n’a pas d’avis sur l’étude réalisée par les deux physiciens à l’université de Rennes 1, Albert Le Floch et Guy Ropars, mais appelle les médias et les familles à la prudence.

La FFDYS a saisi son Comité Scientifique qui se chargera d’expertiser ces travaux et d’en évaluer la fiabilité et la validité. La FFDYS remettra à la presse son positionnement une fois délibération du Comité Scientifique faite.”

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